Eric 的个人资料un petit poisson dans la...照片日志列表更多 ![]() | 帮助 |
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5月28日 Sous les sunlights des tropismes (part1)Le secret pour prendre du poisson est de pêcher là où il se trouve. Facile à dire, pas toujours à faire. En l’absence de toute manifestation (sauts, marsouinages, fouilles...), une bonne méthode pour localiser à priori les carpes, et par conséquent choisir un poste, est d’essayer de se mettre à leur place et de penser comme elles. Sachant que les carpes suivent l’impulsion dominante du moment, je vous propose de braquer nos projecteurs sur les facteurs qui régissent leurs comportements : les tropismes. Dans la pyramide des besoins, beaucoup sont communs à l’ensemble des espèces animales qu’elles soient à plumes à poils ou à écailles, comme manger, mais aussi ne pas se faire manger, se reproduire… D’autres sont tout à fait spécifiques et même en faisant preuve de beaucoup d’empathie voire de talents de transformiste, il est moins aisé de se glisser dans la peau d’une carpe fut elle XXL, que de faire appel à nos idées préconçues et conceptions anthropomorphiques. A l’explication quasi mythique du sens de l’eau attribué aux pêcheurs d’exception, je préfère celle besogneuse de l’accumulation d’expériences qui mènera petit à petit vers une maîtrise des connaissances, tropismes et autres, guidant par la suite de façon presque intuitive le positionnement d’un montage au bon endroit. Je n’ai aucun pouvoir surnaturel, ni poudre de perlimpinpin et fais partie de ces besogneux toujours prêts à apprendre de leurs réussites mais aussi de leurs échecs aussi reprendrais-je quelques exemples vécus pour imager au mieux la théorie. le trophotropisme C’est la réaction d’orientation vers une source de nourriture. La carpe est un poisson opportuniste qui se dirige vers la nourriture la plus disponible. Elle mémorise chaque endroit riche en nourriture et se déplace ainsi de façon quasi rituelle d’une source de nourriture connue vers une autre. Suivant la saison et ses besoins, elle peut faire le même circuit alimentaire deux à trois fois par jour. Les carpes peuvent aussi suivre d’instinct le vent sachant que celui-ci va battre les berges et zones peu profondes et mettre en suspension énormément d’aliments. Leur régime est à forte dominante carnivore (70 à 95%). Elles s’intéressent énormément au benthos et accessoirement au zooplancton (également poussé par le vent) voire à notre amorçage. Il semble néanmoins assez difficile de les détourner de leurs tables habituelles ou des routes qui y mènent. Nos tactiques de pêche doivent donc largement s’inspirer des sources de nourriture naturelles disponibles et de leurs propres tropismes. En effet, connaître le comportement des écrevisses sur un grand lac permet de comprendre celui des carpes qui s’en nourrissent. Ceci dit, en terme d’amorçage il existe schématiquement deux écoles: soit entreprendre un amorçage d’accoutumance, soit à l’opposé pêcher au spot ou avec un appât unique. L’amorçage à plus ou moins long terme tend à conditionner les carpes à un type d’appât qui rentrera avec le temps dans son régime alimentaire, au même titre que la nourriture naturelle. Idéalement la carpe s’en nourrira tellement naturellement que le montage n’aura que peu d’incidence sur la prise. Quant à la technique de l’appât unique elle consiste, après avoir repéré une zone d'alimentation (ou à défaut un passage), à ne proposer qu’un seul appât, qui sera facilement trouvé et considéré comme de la nourriture potentielle. Cette dernière technique a ma faveur lorsque je pêche loin de mon domicile, sur des postes vierges et sur des périodes courtes. Amorcer une fois sur place ne ferait que retarder les touches. De plus je préfère ne pas être tenté de rester scotché à un poste massivement donc chèrement amorcé en l’attente d’un hypothétique départ, ayant déjà commis par le passé cette erreur en grand lac. Après un naufrage et une semaine dans la boue, outre averses et orages de grêles nous n’avions pris en tout et pour tout qu’un poisson à deux et un coup au moral chacun. En fin de session, une accalmie météo nous autorisa à bouger ce que faisons plus par dépit que par réelle conviction. Bien nous en pris car nous touchions en deux heures trois poissons sur un secteur non amorcé. Moralité : il vaut mieux pêcher deux heures sans amorcer là où il y a du poisson qu’une semaine en amorçant là où il n’y en a pas. Pratiquement j’utilise une bouillette flottante, voyante, équilibrée sur l’hameçon ou décollée de quelques centimètres. Si l’appât est placé là où il faut, le départ est garanti dans les premières 24 heures. Pour augmenter l’attraction et émoustiller les carpes j’opte pour un stringer de Frolic (ou un soluble de pellets) et booste mes bouillettes. Deux pots de flottantes et 4 kg de Frolic ou de pellets sont ainsi largement suffisants pour une semaine de pêche. 5月22日 Chap XVII : Un poisson nommé LémaC’est l’époque de l’année où les pères Noël fleurissent et où les retardataires courent après les cadeaux de dernière minute. Je suis habituellement de ceux là, mais cette année j’ai de l’avance. Samedi 23 décembre 2006 je commence mes emplettes.Afin d’être sûr d’offrir un cadeau qui plaise, je cherche le plus souvent quelque chose d’utile. Ma première idée avait été, non pas une bicyclette, mais un zodiac que je comptais rapporter d’un meeting en Belgique, pour ma femme. Pensant que la ficelle aurait été trop grosse, je suis revenu avec une boite de chocolats. Un GPS figurait en second sur ma commande au vieux barbu. Ne perdant pas le nord, je file chez le marchand, emportant à l’occasion 5 kg de Trigga et un Cobra, au cas où ma route passerait près d’un lac, des fois que le 26 décembre me viendrait l’idée d’aller faire une nuit ou deux avec un pote. Ca en fait des si. C’est assez risqué. Pas l’idée du GPS, je sais qu’il sera très utile à ma femme pour parcourir l’ouest sauvage à l’occasion des tournois de Hockey sur glace que font les enfants. Ce qui est risqué, autant pour l’avant bras que pour les résultats, c’est d’amorcer lourd sur une patinoire. En effet depuis une quinzaine de jours la douceur a laissé place aux températures proches de zéro, le brouillard givrant recouvre de blanc la campagne et le lac est par endroit déjà pris par la glace. Qu’importe, j’ai une semaine et la ferme intention de prendre ce risque, le dernier poisson de 2006 et pourquoi pas le premier de 2007.
Nous passons le réveillon et Noël en famille. Ma femme est agréablement surprise par son cadeau, les enfants sont plus que gâtés. Je ne suis pas en reste. Le calendrier de l’avent laisse place à celui de l’après. Mardi matin je quête quelques victuailles et charge sac à dos, bed et fourreau dans l’auto. Le vent du nord ne souffle pas en notre faveur, rien ne mord. La première nuit passe vite, trop vite. Le téléphone sonne bien avant l’aube. Je sors la tête du duvet, ouvre un œil, regarde l’heure. 6h30, il est temps de plier les abris avant le lever du jour. Le paysage brille, les compteurs sont à zéro et le thermomètre bien en deçà. Les wadders repliés sur les bottes étincellent. Ils sont pris en bloc, c’est d’une logique météorologique. Comme la navigation est interdite, les montages furent déposés la veille au soir, entre chien et loup, en flot tube filoguidé. Késako ? je vous laisse imaginer la scène : Cédric en wadders rétro pédalant dos aux spots avec deux montages embarqués, et moi le guidant depuis la berge, comme au Cadre Noir de Saumur, une Obsession dans chaque main. Givrés ? Probablement, mais seule la passion est raisonnable ! Nous pouvons ajouter de la vie à nos jours, l’inverse est bien moins sûr. Bref si les poissons n’étaient attribués qu’au mérite ça se saurait et tous nos sacs de conservation seraient pleins, ce qui est loin d’être le cas. L’issue de la seconde nuit nous ramène à la maison : nous aurions mieux fait d’en rester à la raison. D’un commun accord nous plions les gaules, non sans envisager de se rappeler d’ici le 1er janvier si venait le redoux et l’idée d’aller faire une nuit ou deux entre potes. L’interlude sera de courte durée. Rentrés jeudi matin, la donne change dès le vendredi avec un vent de sud ouest et des températures qui en 48h passent de –5° à +10°. Cédric m’appelle et rendez-vous est pris pour deux nouvelles nuits, du samedi 30 au lundi 1er. Nous changeons quelque peu d’approche. Certes nous resterons sur le même poste afin de bénéficier des effets de l’amorçage. Nous déposerons les lignes eschées des mêmes bouilles, aux mêmes endroits. En revanche nous pêcherons à l’assiette en stimulant au maximum l’attraction. Pour cela nous accrochons un gros sac soluble sur chaque montage, rempli pour moitié de Specialist Carpet Feed (c’est une farine d’amorçage Nutrabaits composée d’un mélange de chènevis, d’arachide, de bird-food et de bétaine HCl) boosté avec du Trigga liquide et des acides aminés. Le reste du sac sera rempli d’asticots, dont je n’ai pas relevé la marque. En quatre coups de float tube filoguidé, soit pas loin d’un kilomètre de rétro pédalage plus tard, huit montages minent le secteur. Pour mutualiser les chances à hauteur de nos investissements réciproques, je propose à Cédric de partager les départs suivant une règle simple : la première touche revient au propriétaire de la batterie. L’autre pêcheur prend le second départ. A l’issue du 2eme départ on repart à zéro (chacun sa batterie) et ainsi de suite. De la sorte les départs sont équitablement partagés et le suspens revient toutes les deux touches. Nous n’en sommes pas encore là ; tout de même assez pour que rapidement le sommeil nous emporte et que tiré du premier sommeil je bloque le premier départ. Logique mathématique c’est aussi, pour l’instant, le dernier départ de l’année. Nous sommes le 30 décembre 2006, date qui entrera bientôt dans la petite histoire de la carpe. Après m’avoir épuisé une longue miroir, Cédric dispose désormais de 4 chances supplémentaires et de 24 heures au plus afin de prendre à son tour un dernier poisson. L’ultime jour de 2006 se lève. La journée sera calme, le réveillon frugal. Une séance de rétro pédalage, une petite soupe et au bed. J’ai laisser le téléphone à sonner à 6h30 pour plier et rentrer tôt dans la matinée, afin de souhaiter à ma petite puce Chloé un bon anniversaire et passer un peu de temps en famille. Je me cale au fond du duvet. Ayant confié par convention la garde des cannes à Cédric, je m’endors l’esprit libre. Les premiers SMS tombent dans la nuit, vers une heure du mat’. Bonne année ! C’est sympa de voir que les potes en java pensent à vous. Je réponds et contribue à mon tour à saturer le réseau… Les carpes ne sont pas de la partie. Nous savions en venant que nous pêcherions pour un poisson. Nous en avons déjà un. Un chacun serait-ce trop demander ? A 4 heures du matin je stoppe le second départ sur ma batterie…. Cédriiiiic ! Départ ! Bonne année, je passe le relais de 13 pieds et me dit que les compteurs vont bientôt repartir à zéro. Le téléphone sonne. Nous plions tôt tout et tout (comme disent Véronique et Davina), sauf les cannes, en l’attente de plus de lumière pour faire quelques clichés. La séance débute sur la berge et se poursuit dans l’eau pour la remise à l’eau… biiiiiiip. Un départ sur la batterie de Cédric précipite la remise à l’eau. En deux temps trois mouvements je lâche le numérique retenu par la bandoulière au cou, et bride le poisson pendant que Cédric sort de l’eau. Je lui rends sa canne conformément aux règles du jeu et enchaîne les photos du combat. Au premier degré cette petite histoire n’a rien d’extraordinaire. C’est une tranche de bonheur simple qui image assez bien des valeurs qui me sont chères. D’abord la force de l’union. A deux, ensemble, nous avons réussi ce que chacun de notre côté nous n’aurions peut-être même pas tenté : aller à la pêche par –5, déposer les montages en float tube, prendre une tôle, y retourner… Ensuite qu’il vaut mieux perdre un poisson qu’un ami, dans le sens où comme en amour il faut savoir donner sans attendre en retour, et ne pas tenir de compte. Donner pour donner comme dit la chanson. Il faut aussi arrêter de croire que les poissons tombent du ciel… Croire au père noël ne suffit pas à le faire exister. Il faut aller les chercher et ne pas écouter ceux qui disent que ceci est impossible, que seule telle ou telle technique est valable. Osez le pionnering, tentez la pêche en hiver, sortez du cadre et des sentiers battus, pêchez où les poissons ne devraient pas être... Faites votre cette citation de Marc Twain « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Quelques jours après cette session, j’apprenais via un mail du site officiel du Sénat, que la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) et l’article pour lequel avec mes potes de l’UNCM nous nous étions battus depuis 4 ans afin d’interdire le transport des carpes trophées étaient sortis, le 30 décembre 2006. J’appellerai mon poisson Léma.
5月11日 Sous le pont du Dognon...Depuis quelques semaines il était convenu, entre Olivier et moi, de participer à une pêche de sauvetage avant la vidange totale d’une retenue de Haute-Vienne. Un de nos derniers messages échangés sur le net disait en substance : pluie vendredi, beau temps samedi, pluie dimanche… Et O’live d’ajouter « on se mouille vendredi, on sèche samedi et on plie sous la flotte dimanche ». Il ne pensait sûrement pas si bien dire… mais laissons le raconter ses péripéties. Départ de la mise à l’eau du pont du Dognon vendredi vers 16 heures… 30 mètres plus loin un coup d’accélerateur trop viril (je venais de dire à Eric « pars devant, je vais te rattraper, tu vas voir ce que je vais te mettre ta race… ») fait rentrer l’eau dans la barque ! Ça m’apprendra à monter un 5 CV sur une coque de noix. Bref, la barquasse se rempli, se retourne, et tout passe à l’eau… moi compris. Secouru par les gars du coin je regagne la berge agrippé au flanc-bord du canot de sauvetage, en pensant à ma femme et à ma fille… ça fait réfléchir. Après un rapide inventaire j’ai laissé au fond du Dognon l’échonsondeur et sa petite batterie au gel, la batterie au gel du moteur électrique (sa première sortie), le parapluie ovale (ma maison !), la boite à pêche (à cause du poids des mots de Genevoix ou plus sûrement celui des plombs) avec absolument tout mon petit matériel (F-Box entièrement pleine, carnets de pêche, cartes, etc) et mes deux rames alu. Je vous dis pas la panique, le Nikon, le camescope numérique, le téléphone portable, tout est passé par-dessus bord, à l’eau. Fort heureusement les deux premiers marchent (merci la sacoche). Le portable est quant à lui bon pour la poubelle (Allo ?). Bref comme on est venu pour sauver des carpes, nous décidons de continuer. Mes 5 CV étant noyés, Eric me prendra en remorque. Nous voilà repartis, le temps de tout recharger et de revétir quelques vêtements secs empruntés à l'un et à l'autre. Sachant que tout le monde ne fait pas XXL, c’est plutôt près du corps, mais très saillant. Une vingtaine de minutes de navigation plus tard, à nouveau trempés par un ciel qui continue de nous tomber sur la tête, nous voilà enfin sur le poste…J’avoue ne pas avoir le moral au beau fixe à ce moment là ! Eric laisse en soirée un message à Laurent pour lui demander de me dépanner de quelques vêtements. En l’attente, je passe une nuit de rêve sur un bed-chair trempe et dans un duvet mouillé. Le lendemain matin le soleil est là, comme par miracle. Je revis et mets tout à sécher... Un saut de carpe (enfin un schplouff) booste le moral et m’invite à replacer un montage plus à gauche, sur la rive opposée. J'esche une petite pop-up « pink pepper » empruntée à Eric (toutes les miennes diffusent par 15 m sous le pont du Dognon… dans mon carry-all), que je dépose accompagnée d'une poignée de pellets et de chénevis… Les dés sont jetés. J’en profite pour aller assouvir, après un bon café et une clope, un besoin naturel. La règle des 3C devient celle des 4C : café-clope-caca... carpe ! Je replace le montage à l'identique. ...et rentre avec une miroir de 12 kg. Nous dédions par messagerie interposée ces deux poissons à notre ami Patrick. Pat nous donne en retour les prévisions pour la nuit à venir : « pluie annoncée de 21h à 3 h du mat’, mais pas pour le dimanche »... qu’il dit… au final il a plu sans discontinuer de 3h du mat jusqu’au dimanche soir. Ceci dit la nuit fut plus confortable puisque tout a séché le samedi après-midi. A l'heure du bilan : une « petite » frayeur, un peu de matos perdu, la force de l’amitié, deux carpes sauvées et une histoire d'O à raconter... Carpe Diem. ______________________________________________________________________________________________
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